C. de Bériot Method: “On Vibrato”
- Madoka Nakamaru
- 4月30日
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Violin Method by C. de Bériot, p. 220: “On Vibrato”
By “vibrated sounds” one understands a certain undulation or trembling of sustained notes which, in singing, conveys the emotion of the soul through the voice.
Vibrato is a quality in an artist who knows how to moderate its effects and to refrain from it when appropriate; but it becomes a defect when it is used too frequently.
This habit, unconsciously acquired, degenerates into a bleating or nervous trembling that can no longer be controlled, producing a tiresome monotony.
The singer’s voice, like the beautiful tone of the violinist, is impaired by this serious fault. This problem is all the more dangerous because it is further intensified by the natural emotion that overtakes the performer when appearing in public.
In the art of performance, the only good emotion is that which the artist gives himself; but when he cannot control it, it always carries him beyond the limits of truth.
Whether singer or violinist, in the artist dominated by this urge to produce effect, vibrato becomes nothing more than a convulsive movement that distorts intonation and leads to a ridiculous exaggeration. Therefore, vibrato should be used only when the dramatic expression requires it; and the artist should not strive to acquire this dangerous quality, which must be employed with the greatest restraint.
Original text in French as follows:
On entend par sons vibrés une certaine ondulation ou frémissement des notes tenues qui dans le chant indique l’émotion de l’âme transmise par la voix.
Le son vibré est une qualité chez artiste qui sait en ménager les effets et s’en abstenir à propos, mais il devient undéfaut quand on en fait un usage trop fréquent.
Cette habitude involontairement acquise dégénère en un chevrotement ou tremblement nerveux qu’on ne peut plus maîtriser, ce qui produit und’e monotonie fatigante.
La voix du chanteur comme la belle qualité de son du violoniste s’altèrent par ce défaut capital. Ce mal est d’autant plus dangereux qu’il est encore augumenté par l’émotion naturelle qui s’empare de l’exécutant lorsqu’il paraît en public.
Dans l’art de l’exécution, il n’y a de bonne émotion que celle que l’artiste se donne, mais lorsqu’il ne peut là diriger, elle l’emporte toujours au-delà des limites du vrai.
Qu’il soit chanteur ou violoniste, chez l’artiste dominé par cette fièvre de produire de l’éffet, le son vibré n’est plus qu’un mouvement convulsif qui dénature la justesse d’intonation et le fait tomber ainsi dans une exagération ridicule. Il ne faut donc employer les son vibrés que lorsque l’action dramatique l’exige; mais l’artiste ne doit pas s’attacher à acquérir cette dangereuse qualité dont il ne doit user qu’avec la plus grand sobiriété.
Presque tous les violonistes qui font usage trop fréquent des ports de voix abusent des sons vibrés; l’un de ces défauts entraîne inévitablement l’autre. L’affection qu’on apporte dans l’emploi de ces éléments rend le jeu de l’artiste maniéré, exageéré, car il donne au morceau plus d’expression que la vérité ne le comporte.

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